Les ateliers de la CENTRALE avec Mahé Ripoll

Atelier de la CENTRALE avec Mahé Ripoll

05 & 19-12 2018 / 09 & 23-01 2019 – 14:00 > 16:00 – € 5 (entrée à l’exposition comprise et matériel fourni)
Ateliers intergénérationnels à partir de 8 ans

Infos et Inscriptionsinfo@centrale.brussels  – 02 279 64 44

Ateliers (dans le cadre de l’expo RESISTANCE) animés par l’artiste Mahé Ripoll

Les ateliers avec Mahé Ripoll prendront la couleur de l’argile. Une argile locale et brute, à travailler dans son essence, sous plusieurs formes et avec d’autres matériaux, sur base des techniques de construction écologique en terre crue.

05-12 2018 – Terre à Feu

L’objectif ce premier atelier sera de mettre en lumière les techniques de base de façonnage utilisées par les potiers du monde entier afin de fabriquer des photophores (ou objets décoratifs). Crue, l’argile a des propriétés assainissantes. La terre a la capacité de garder des molécules d’eau lorsque l’air est humide et de les rejeter par environnement plus sec. Peinture, débris de terre cuite et autres éléments pourront être utilisés pour décorer les photophores et objets confectionnés.

19-12 2018 – À bloc

Cette séance sera consacrée à la fabrication de blocs de terre crue. Initialement utilisés en construction, les blocs de terre crue apportent une inertie thermique à la maison. Ici, cette fonctionnalité sera détournée pour que les bloc fassent office de dessous de plats. Des coffrages et outils seront mis à disposition pour l’élaboration de ces objets.

09-01 2019 – Voilà le tableau

Cette fois ci, la terre sera mélangée à de la peinture afin de créer des mortiers de couleurs différentes, et composer des tableaux. Des cadres seront préalablement distribués pour contenir le mortier. À contempler sans modération.

23-01 2019 – Autour du pot

À défaut de pouvoir fabriquer des pots, les participants de cet atelier créeront un torchis qu’ils disposeront sur un grillage, lequel guidera la forme du cache-pot qu’ils réaliseront. Traditionnellement, les torchis de construction en terre crue sont fabriqués avec de la paille. Ici, des flyers désuets feront office de fibre pour consolider la structure du torchis, et amèneront des touches de couleurs qui pourront bien sûr être relevées avec de la peinture, ou papiers collés.

Mahé Ripoll

Vit et travaille à Bruxelles.

Son passage à La Cambre (école supérieure d’arts visuels et de l’espace à Bruxelles), où elle a intégré les ateliers de peinture puis de céramique, lui a permis d’explorer différentes qualités plastiques et de commencer à installer certaines questions dans sa pratique.

À la manière d’une tisserande, elle utilise la céramique pour composer des images et proposer des rideaux de perles. Il y a dans ce travail un paradoxe rythmique qui confronte le caractère spontané et impulsif du dessin et la technicité de la céramique, lente et exigeante. Mahé s’intéresse précisément à la dimension méditative du processus, extraire un fragment de pâte porcelaine, le piquer, le tourner et répéter ce geste des centaines de fois avant de passer à l’assemblage, intuitif et calculé à la fois. La suspension vient modeler le rideau, déformer le dessin et tendre le tissage, comme une consécration.

Si l’argile et la porcelaine occupent les étagères de son atelier, c’est en cotoyant des outils d’autres métiers d’art qui nourrissent ses projets.