Ann VAN GOMPEL

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Galerie Bortier

Le monde n’existe que dans un rêve collectif

L’installation souligne l’aspect important de l’interaction entre les divers points de vue et les cadres de référence. Le vide des encadrements dorés joue avec l’idée de cadrage, interpelle le système de suspension de la galerie (utilisé ici pour créer un rythme mural), mais il se réfère aussi aux chambranles de fenêtre comme cadre s’imposant avec force au regard, ainsi qu’aux tableaux des galeries voisines, à l’extérieur. La présence des fenêtres a une énorme influence sur l’espace. Au sein de l’espace elles se rappellent à nouveau à la mémoire par le biais de petites photos de fenêtres et/ou de leur panorama. Aux fenêtres elles-mêmes on trouve des photos de fenêtres similaires. Une forêt de pans de papiers, d’abord très dense, clairsemée ensuite, définit à son tour le cadrage de notre perception, où s’éparpillent des photos, des objets, de petits dessins, des pensées qui, tous, évoquent un autre élément dans l’installation. Les pans de papier aux fenêtres font entrer les ombres des personnes qui se trouvent dans la galerie, tandis que la forte lumière du projecteur de diapositives (qui projette un cadre vide) rend également présentes à l’extérieur les ombres des objets et des visiteurs. La fragilité de l’oeuvre, le mouvement dans un espace donné, le mouvement des pans dû à la circulation de l’air, le mouvement par interaction des éléments, la communication ininterrompue des divers objets s’adressant à la mémoire du spectateur ne sont que quelques unes parmi les nombreuses associations possibles. L’installation rend sensible le mouvement continuel de la vie dans toute sa fragilité.

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